23.03.2006

BERKANE L'HISTORIQUE

medium_sidi_lhamedaberkane_enree_du_camp.3.jpgLa province tire son nom de la ville de Berkane, fondée au début du siècle sur les anciennes ruines d’un village historique, baptisé du nom de l’érudit et saint Sidi Mohamed Ben Elhassan Ben Mekhlouf Errachidi plus connu sous le nom de Sidi Ahmed Aberkane mort en 868 de l’Hégire.

Dans cette note j’invite tous les visiteurs de mon blog et qui s’intéressent à l’histoire de Berkane de contribuer à la reproduction de cette histoire à travers des photos commentées… N.B : prière bien vouloir citer les références de toute photo ou commentaire par respect aux droits des auteurs merci :




medium_berkane1944.3.jpgLe 6 janvier I944, le 4ème escadron, avec tout le 1er CUIRS, fait mouvement pour se rendre au Maroc par Saint Denis du Sig, Marnia puis Berkane, au nord d'Oujda, tout près du Marabout de Sidi Brahim (haut-lieu de la conquête d'Algérie où, il y a un siècle, les Chasseurs à pied se sont illustrés contre la smalah d'Abd El Kader). Nous nous installons dans les hangars et locaux mis à notre dis­position par les propriétaires de la ferme Taylor. Nous sommes à quelques kilomètres de la Méditerranée, de la frontière algérienne ainsi que de celle du Maroc espagnol.

merci Olivier Duhamel: www.duhamel.bz/souvenir

medium_les_chasseurs_alpins.3.jpg

Défilé des Chasseurs Alpins au stade de Berkane1955




medium_drjulleavc_caidmansouri.3.jpgCaïd Mansouri et le Cadi Ben Alem Gouverneur de la Province de Taza "après indépendance", le Docteur Hud de l'hôpital de Berkane avec le Contrôleur Général.
Merci Mr.Bachiri Mohammed: petit fils de ces deux personnages historiques.


medium_ecole_de_berkane.8.jpg
le collège de berkane en 1958 (actuellement Abou al kheir)le directeur était alors monsieur Laffont



medium_mai1961communion1.jpg


Berkane -Eglise - Mai 1961 communion


merci armelle http://soleiloujdi.free.fr

23.02.2006

BERKANE LA TOURISTIQUE




medium_image25.jpg

podcast

Cliquer sur le carré vert pour écouter la musique du « Zamer », instrument issu spécialement et exclusivement de cette région....

MOKRANE BACHIR
courriel :bach_mok@yahoo.com / source d'information de ce blog: Monographie de la Province de Berkane: "PROVINCE DE BERKANE : RESSOURCES ET POTENTIALITES/ AVRIL2005

Préambule
la Province Berkane s’étend sur une superficie de 1985 km², soit 2.4% de la superficie de la région de l’Oriental. Elle est limitée au Nord par la Méditerranée, à l’Est par la frontière Maroco-Algérienne et la Préfecture d’Oujda-Angad, à l’Ouest par la Province de Nador et au Sud par la Province de Taourirt.
La situation géographique privilégiée de la province de Berkane à proximité des marchés extérieurs notamment européens et maghrébins la prédispose à devenir un pôle de développement important tant pour la région de l’Oriental, qu’au niveau national.

Données géographiques : des reliefs contrastés
* Relief
Le paysage est marqué par des reliefs contrastés du Nord au Sud :
* La plaine de. Triffa dont l’altitude moyenne est de 200 mètres, s’étend sur une superficie de 61.060 hectares (dont 39.600 ha irrigués) en rive droite de l’oued Moulouya qui constitue le principal drain du réseau hydrographique de la région (1Millards m 3/an). Elle s’insère entre les monts de Béni-Snassen au sud et les collines d’Ouled Mansour au nord qui la séparent de la petite plaine côtière de Saidia.
* La chaîne de Béni-Snassen, dont les massifs culminent à 1429 mètres, au sommet de Jbel Bou Zaâbel.
* Climat
Le climat dominant dans la région est de type méditerranéen semi-aride avec :
* Une pluviométrie moyenne annuelle faible et irrégulière (300 mm) ; les précipitations sont concentrées sur les mois de décembre, janvier et avril ;
* Des températures moyennes annuelles variant entre 5,2°C et 18,7°C l’hiver, 18,5°C et 31°C l’été.

LE POTENTIEL TOURISTIQUE medium_qqq.3.jpg

La Province de Berkane est parée d’atouts naturels, culturels et traditionnels qui en font une destination phare pour les visiteurs en quête de détente sur les sables dorés d’une plage méditerranéenne, pour les fervents des grands espaces désireux de respirer l’air pur de la montagne et d’explorer une nature sauvage, exotique et dépaysante ou pour ceux qui, réfractaires aux musées, veulent découvrir in situ les traditions, rites et croyances d’une culture mystérieuse et insolite.
En effet, la Province est dotée d’un rivage méditerranéen de 14Km, de forêts naturelles qui serpentent les monts de Béni Snassen vers les gorges de Zegzel, de grottes préhistoriques, mondialement connues, et de sources thermales réputées pour leurs vertus curatives.

Le tourisme balnéaire : station balnéaire de Saidia

La Ville de Saïdia est située à l'extrême Nord-est du Maroc sur un tronçon d'une vingtaine de kilomètres, à 20 Km de la ville de Berkane et 60 Km de la ville d'Oujda. Cette petite ville littorale occupe une position géographique privilégiée et constitue un carrefour incontournable ouvert sur les marchés européens et maghrébins et à proximité des principales voies de desserte terrestres, aériennes et maritimes (à 2 heures d'avion de l'Europe, à 50 Km et 60 Km respectivement de l'aéroport Oujda-Angad et de la gare ferroviaire d'Oujda, à 80 Km du port de Nador et de l'aéroport de Aroui et à 90 Km du port et de l'aéroport de Melilla).
Le premier noyau de la ville date de 1883 et fût l'œuvre du Sultan Hassan Premier qui bâtit une Casbah de 15.600m2 de superficie sur la rive gauche de l'embouchure de l'Oued Kiss. Ce monument, vestige seigneurial d'épopées glorieuses, servait entre autre de bastion de la résistance face à l'hégémonie des envahisseurs.
Bien qu'elle remonte à l'orée du 19ème siècle, c'est du temps du protectorat français (1927) que la ville a été aménagée en tant que station balnéaire faisant le bonheur des autochtones et de l'ensemble de la présence coloniale dans l'Oriental.
Transformée en commune urbaine en 1992, la ville de Saïdia compte actuellement en temps normal, quelques 3338 habitants (RGPH, 2004) et reçoit des milliers de visiteurs en période estivale attirés par ses atouts touristiques multiples et diversifiés.


Plage - Soleil

Considérée comme l'une des plus belles plages du Royaume, Saïdia possède des atouts naturels indéniables à même de séduire les plus exigeants en matière de tourisme balnéaire. Son climat idéal (plus de 300 jours de soleil par an avec des températures moyennes annuelles oscillant entre 18 C° l'hiver et 31 C° l'été), ses 14 Km de sable fin doré, la clarté de ses eaux propres pour la baignade et animées d'une faible houle et l'exubérance de ses paysages attirent chaque année plus de 200.000 visiteurs venus des quatre coins du pays et de l'étranger avec une forte présence des MRE (14,5% du total des estivants), plus particulièrement lors de la tenue du "Festival de Saïdia" mis sur pieds depuis 1980 pour promouvoir le patrimoine culturel et artistique que recèle l'Oriental.

Infrastructures et Animation medium_danse_laalaoui.jpg

Les potentialités de cette station prêtant à une plus grande exploitation et ouvrant des perspectives d'investissements considérables, sont rehaussées par les équipements qu'offre la ville en matière touristique et renforcée par le port de plaisance, la rocade longeant le rivage méditerranéen sur 560 Km et reliant Saïdia à Tanger, l'école hôtelière et par l'essor qu'ont connu les festivités aussi bien artistiques, culturelles que sportives organisées en marge du festival rendez-vous incontournable.
Tous ces attraits prédisposent Saïdia à devenir une importante destination touristique entraînant la mise en valeur d'autres localités proches, le long de la même côte ainsi que vers l'arrière pays (surtout la zone des Béni Snassen).

Le tourisme vert

Les monts de Béni Snassenmedium_sibe_beni_snassen1.jpg
A quelques kilomètres au sud de la ville de Berkane, les monts de Béni Snassen constituent un terrain de prédilection pour les amateurs de tourisme de montagne. On y trouve un éventail de paysages et de sites, tous aussi fascinants les uns que les autres. Le SIBE des Béni-Snassen englobe deux zones : la première (6.150 ha) comprend de magnifiques paysages (grottes, falaises, escarpements) recouverts principalement de Thuyas, et la seconde (600 ha) referme la très belle chênaie du jbel Foural, habitat naturel d’une riche faune zoologique et ornithologique (Sangliers, Lièvres, Lapins, Perdrix, Pigeons, Tourterelles, etc.). Dans ces décors paradisiaques on peut s’adonner à la randonnée pédestre ou équestre, s’assoupir à l’ombre d’un chêne bercer par les murmures des eaux argentées d’un ruisseau, escalader les façades des gorges de Zegzel, découvrir la faune et la flore locales, savourer à l’issue d’une battue de chasse l’ivresse d’une belle capture ou se détendre dans la quiétude qui règne à Tafoghalt, un pittoresque petit village rustique situé en pleine forêt méditerranéenne (Thuya Chênes verts, Genévrier, Oxycèdre, Pin d’Alep, etc.). Son climat doux et frais l’été soulage les visiteurs de la chaleur qui sévi en plaine pendant cette saison. Il est fréquent que les cimes avoisinantes se tapissent l’hiver d’une couche de neige évoquant les fabuleux paysages du Haut Atlas marocain.medium_image1.jpg

Vallée de Zegzel
Emprunter la vallée de Zegzel c’est aller à la rencontre d’une végétation luxuriante, offrande généreuse de l’Oued Zegzel qui du cœur des montagnes de Béni-Snassen dévale les pentes au fond de gorges abruptes. Tout au long de ses méandres orangers, citronniers, néfliers, amandiers, légumes et céréales, jardins en terrasse verdoyants suspendus aux versants et constituant une toile bariolée aux tons impressionnistes, semblent s’accrocher de toutes leurs racines à la terre qui leur a donné vie. Les versants plus ou moins raides de ces monts et la rigueur de leurs hivers n’ont pas dissuadé leurs habitants, tirant leur subsistance d’une agriculture artisanale, de l’élevage et de la forêt, d’y bâtir des villages parfaitement intégrés à l’environnement.

Sites archéologiques et historiques

Grotte des pigeonsmedium_grotte_des_pigeons.jpg
La grotte karstique dite ‘’grotte des pigeons’’ à cause des nombreux pigeons qui y vivent, se trouve à l’entrée de la vallée de Zegzel, à 2 km à l’Est du village rustique de Tafoghalt. C’est une grande cavité largement ouverte vers l’extérieur présentant une entrée en forme d’arche. Découverte en 1908, la grotte est un gisement préhistorique mondialement connu en raison de l’importance des résultats scientifiques qu’elle a permis d’obtenir. Les fouilles entreprises en 1959 ont mis à jour plusieurs niveaux archéologiques contenant des restes d’animaux et des outils de pierre taillée datant du Paléolithique ( entre 40000 et 100000 ans). La grotte a ensuite connu 23 occupations successives au cours de l’Epipaléothique par une population de chasseurs qui allumaient à l’intérieur de grand feux provoquant la formation de couches cendreuses pouvant atteindre plus de quatre mètres. Les mesures de radiocarbone ont permis de dater ces couches cendreuses de 10.500 à 12.500 ans. Les spécialistes déterrèrent plus de 100.000 outils en pierre taillée, des restes d’animaux et surtout 180 sépultures d’individus appartenant à une race autochtone baptisée « homme de Tafoghalt » qui est à l’origine des populations berbères actuelles. Ces individus ont été enterrés selon un rituel funéraire qui laisse penser que les Epipaléolithiques avaient des sentiments religieux. Tous ces résultats font de la grotte de Tafoghalt un gisement unique au Maghreb qui n’a d’équivalent qu'en Egypte ou au Proche Orient.


Grotte du chameaumedium_chameau_trou.jpg
Perdu parmi les contreforts de l’Oriental, la grotte du chameau est un site historique et archéologique qui fait partie de ces havres de paix, de beauté et de calme où l’on peut se réfugier loin de la pollution et du stress des grandes villes. C’est également un haut lieu de spéléologie où d’insolites silhouettes de terre s’élancent vers le plafond à la rencontre d’autres descendantes, les stalagmites et les stalactites forment un rempart de multiples colonnes patiemment sculptées dans le calcaire par les eaux d’infiltration durant des millénaires. Vu sa dimension, sa valeur comme habitat préhistorique, la beauté exceptionnelle de son site, son accessibilité, sa situation géographique privilégiée au sein des Béni-Snassen, à proximité du centre d’estivage de Tafoghalt et de la grotte des pigeons ( 5km),la grotte du chameau est une destination de choix pour les épris des grands espaces.La grotte s’ouvre dans la vallée de l’oued Farrouj, affluent de l’oued Zegzel, au coeur du massif des Béni-Snassen, sur la rive droite duquel elle présente deux entrées. C’est une grotte à trois étages de galeries, dont la partie inférieure est toujours en activité après de fortes pluies. On accède à la grotte par une entrée supérieure ; une concrétion en forme de chameau qui a donné son nom à la grotte.

Le tourisme écologique

Le Site d’Intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) de la Moulouyamedium_sibe_beni_snassen.jpg
Sur une superficie de 2700 Ha s'étale le SIBE de la Moulouya, un site naturel particulier sans équivalent sur la côte méditerranéenne orientale en matière de biodiversité, en particulier pour l'Herpétofaune et l'Avifaune, avec la présence de nombreuses espèces menacées et remarquables.
L’Embouchure de la Moulouya (le seul cours d’eau marocain important se déversant dans la Méditerranée) est classée comme site d’intérêt Biologique et Ecologique (SIBE) sur une superficie de 2.700 Hectares environ. Il comprend l’oued Moulouya ( de l’embouchure jusqu’à Ain Zerga), le cap sableux (Est de l’embouchure), l’arrière plage (falaises incluses) et les marais d’Ain Zerga, des Chrarba et gueltat Sidi Boudiaqui. Ces marais constituent de superbes étendues d’eau douce provenant de l’accumulation de précipitations pluviales et de résurgences ; ils sont cernés par une dense végétation palustre (Salicornes, Typhas, Roseaux,...), qui les rend quasiment inaccessibles. Ces zones abritent une avifaune riche et diversifiée comprenant des espèces endémiques d’importance mondiale à savoir : L’Ibis chauve, la Sarcelle marbrée, le Goéland d’Audouin, etc, et d’importantes populations d’oiseaux nicheurs tels que les poules sultanes, le héron pourpré, le busard cendré et Plusieurs espèces de fauvettes aquatiques. Elles constituent, par ailleurs, la plus importante escale migratoire de l’oriental, accueillant des espèces hivernantes dont certaines sont menacées d’extinction tels que les canards colverts, les oies cendrées, etc. Le tapis végétal environnant est composé de sansouïres à salicornes accompagnées de phragmites, de jonc, etc. L’herpétofaune (reptiles et amphibiens) de ce site est remarquable avec des espèces reliques endémiques de la région de Kebdana et l’Oranais, considérées comme éteintes de la planète depuis un siècle (Chalcides mauritanicus et Chalcides parallelus). Ces lieux d’une rare beauté où on peut contempler des levées et couchées de soleil féeriques, offrent un cadre agréable pour le tourisme vert.

Phyto-écologie : 95 espèces représentant 38 familles avec de nombreuses formes endémiques, rares, remarquables et plantes médicinales qui abritent de nombreuses espèces dont 12 endémiques et rares.medium_becassine_des_marais.jpgmedium_guepier.jpg
Habitat : Ripisylve de Tamarix d'une densité exceptionnelle abritant un peuplement spécifique d'une diversité unique au Maroc.
Invertébrés Terrestres : sur 216 taxons retenus, 8 n'ont pas été trouvé ces 230 dernières années, 19 endémiques, 32 rares au Maroc et 5 classés comme espèces vulnérables inscrites sur la liste des espèces protégées au Maroc.medium_bombina.jpg
Herpétologie : 23 espèces dont 8 remarquables par leur endémisme et leur rareté, notamment Testudo graeca et Chamaeleo chamaeleo, deux espèces qui figurent sur la liste rouge internationale.

Site de la cigogne blanchemedium_cigogne_blanche1.jpg
A la sortie de la ville de Berkane, sur la rive droite de l’Oued Cherâa à proximité du ‘’Darih’’ de Sidi Ahmed Aberkane saint, patron de la ville, et à quelques dizaines de mètres de la grande mosquée, se localise le SIBE de la cigogne blanche. On y dénombré 33 nids juchés en haut de vieux et grands eucalyptus témoins silencieux de l’évolution et de l’extension de cette agglomération. Cette colonie est l’une des deux plus importantes du Maroc après celle des murailles de Dar El Kbira de Méknes (42 nids). Ce site constitue, d’ailleurs, l’un des rares points de concentration où ces grands échassiers se reproduisent normalement.

Le Thermalisme

La source de Fezouane

podcast

merci a http://said35.chez-alice.fr/
La source thermale de Fezouane est située au piémont nord des Béni Snassen. Elle est née à l'issue d'une intense activité volcanique durant la fin du tertiaire et le début du quaternaire. Elle a pris du renom et de l'importance avec le premier sondage effectué par les pouvoirs publics entre le 29 Octobre 1961 et le 14 Janvier 1962.
Ses eaux de bonne qualité, appartiennent au groupe des bicarbonates calco- magnésiennes. Elles sont appréciées pour leurs propriétés curatives, notamment dans le traitement des maladies des reins.

La source thermale de Chouihiya

Une source dont les eaux possèdent des propriétés thérapeutiques en dermatologie, se situe au centre de la commune rurale de Chouihiya à 30 Km de la ville de Berkane.



L’héritage culturel

Toute forme d'art est une source de renseignement sur la vie, la pensée et la sensibilité des hommes qui le crée. Le patrimoine culturel de la région de l'oriental s'est imprégné au cours de son histoire de traditions héritées des différentes civilisations qui s'y sont relayées.

Artisanat

Les produits de l'artisanat locale offrent une variété appréciable d'articles tels que couvertures, tapis, djellabas, robes et caftans au style Oujdi (mansouj), et produits de vannerie, ainsi que différents autres objets à base d'Alfa (paniers,…), se sont de véritables œuvres d'art reflétant la créativité et la sensibilité des artisans de cette région.

Chants, musiques et danses traditionnelles

Cette région se distingue par ses chants, ses musiques et ses danses populaires : Ahidous, Laâlaoui et ses variantes le Mengouchi , le Nhari et le Sghairi, des formes d'expression rythmées riches en percussions. Ces danses séculaires exécutées par plusieurs danseurs se tenant à coude et se mouvant comme un seul corps, exaltent le courage et la solidité des guerriers face à l’ennemi. La province possède également des groupes de Bardias, uniques en leur genre au Maroc. Se sont des guerriers à pied exécutant des figures expressives ; fusils à la main ils terminent leur prestation dans un nuage de poudre.





Le festival de Saidia : Un espace de rencontres interculturelles conciliant modernité et authenticité

medium_medifolk_.jpg
Depuis sa création en 1980, le festival de Saidia a été voué à la promotion du patrimoine culturel et artistique riche et varié que recèle l’Oriental. Les premières éditions étaient centrées sur l’Art Gharnati. Au fil du temps, le palais du festival a abrité une multitude de mélodies d’airs et de chants marocains, maghrébins et méditerranéens (folklore local, raï, flamenco, etc). Cette formule a suscité un engouement toujours croissant auprès du grand public de plus en plus exigeant ; les estivants de la perle bleue de l’Oriental ont rendez-vous chaque année avec cette manifestation considérée comme un espace de rencontres et de convergences interculturelles.
En marge du festival, un large programme d’animation incluant diverses activités sportives et culturelles est proposé aux estivants (différentes disciplines sportives individuelles et collectives, jeux éducatifs, expositions d’art plastique et produits artisanaux, ...) est prévu.

Les organisateurs souhaitent faire du festival un espace méditerranéen de convergences et de rencontres interculturelles à travers l’art et ses différentes formes d’expression et son universalité qui transcende les frontières et contribue à dynamiser les échanges entre les peuples.

Moussems et fêtes traditionnelles

Les Moussems, ces grandes fêtes populaires qui célèbrent la fin des récoltes, commémorent un grand saint ou encore permettent aux tribus d’une même localité de se retrouver annuellement à l’occasion d’une foire commerciale, témoignent que la fête est un élément indissociable de l’identité culturelle du pays où la modernité n’a pas fait table rase des traditions. Parmi les principales rencontres, on peut citer :

* Azaouia al Boutchichia Al Kadiria :
* Aïd Al Maoulid Anabaoui (Commémoration de la naissance du Prophète)
* Lailatou Al Kadr (la Nuit du Destin, le 27 du mois de Ramadan)
* Commémoration du décès de feu sa Majesté Hassan II
* L’itikef (retraite rituelle pendant tout le mois d’Août)
* Sidi El Habri : (en Août) Aghbal ;
* Ouled Mansour : (en septembre) Saidia ;
* Foire agricole de la Moulouya : (du 28 janvier au 5 Février) Berkane.

Souks

Le Souk lieu de commerce, est une manifestation inhérente à la vie traditionnelle marocaine. Il porte souvent le nom du jour durant lequel il a lieu et se tient généralement à la périphérie de la ville. On y expose un étalage de légumes et fruits fraîchement cueillis formant des tableaux exotiques scintillant de mille couleurs, ainsi que différents produits dans une ambiance débordante de vie. Au niveau de la Province on dénombre quatre grands souks.

Spécialités culinaires de la région

Parmi les spécialités culinaires les plus prisées dans la région, on trouve le couscous aux sept légumes, la Seffa, le Melfouf, le Berkoukech. En ce qui concerne les pâtisseries, on peut citer le Makroute, le Griouche, sans oublier le Mbesses (pain de smida), le Msemmen, le Matloue et le khringo(mille-trous). A l’occasion de la fête de l’Aid El Fitr, les gens d’ici ont l’habitude de préparer le kaâke, un délicieux gâteau populaire, qu’on déguste avec du thé à la menthe ou à l’absinthe. Cette boisson, facteur de réunion, symbole d’union et catalyseur de communion, est rarement offerte seule. Selon les localités et le moment, elle peut être accompagnée de petits pains légèrement levés et parfumés à l’anis, de feuilletés cuits sur plat en terre arrosés de beurre fondu et de miel, de feuilletés simples ou farcis, cuits à la poêle ou au four.

N.B:les images ne sont pas de libre droit / l'utilisation totale ou partielle du contenu doit obligatoirement faire réference au blog - http://berkanelatouristique.blogs-de-voyage.fr.

1